Aborder le Cerveau et la Cognition n’est pas du tout une démarche aisée. Un tel exercice exige la mobilisation de certaines connaissances scientifiques de plusieurs disciplines, qui sont à l’origine très différents les uns des autres. S’aventurer dans la compréhension ou l’explication de ces deux (2) concepts à la fois si différent et si similaire l’un de l’autre passe par un voyage plus ou moins fluide entre deux (2) grandes catégories de science: Sciences Humaines et Sociales et Sciences Naturelles. Et à force de les étudier conjointement, la nécessité d’une neuroscience cognitive s’impose aux scientifiques s’intéressant aux terminologies. À partir de cela, l’interdisciplinarité prend tout son sens dans les pratiques scientifiques. C’est bien dans cette dynamique que des sciences comme la psychologie, l’anthropologie, la linguistique, la sociologie, la neurologie, l’éthologie, la génétique et la neuro-imagerie se mêlent pour permettre aux neurosciences cognitives d’avoir une vision quasi-panoramique des concepts que nous cherchons à appréhender.
Qu’est-ce que
les neurosciences cognitives ?
Avant d’aller
plus loin dans la compréhension du lien cerveau-cognition, jetons un coup d’œil
sur la discipline maitresse ayant comme objet d’étude la cognition et ses
substrats cérébraux. Un domaine de recherche relativement récent et c’est
vers la fin des années 1970 que le terme « Neuroscience Cognitive » a
été par Michael Gazzaniga et George Miller (S. THORPE ; M. FARBE-THORPE). Et
depuis, elle ne cesse de se développement. Les neurosciences cognitives
peuvent donc être définies comme l’ « ensemble des disciplines qui
ont pour objet d’établir la nature des relations entre la cognition et le
Cerveau » (Tiberghien, 2002).
Pour mieux
appréhender les deux termes centraux, cherchons donc à les définir de manière
la plus consensuelle possible. Juste avant, faut-il vous rappeler parmi les
processus mentaux (on parle aussi de « fonctions mentales »), on en
distingue deux grandes catégories : les processus affectifs et les
processus cognitifs. Dans le cadre de ce travail, nous insistons uniquement sur
les fonctions mentales supérieures, communément appelées cognition.
Alors c’est
quoi la Cognition ?
Langage,
compréhension, l’apprentissage, mémoire, perception, intuition, raisonnement,
etc. constituent ce qu’on appelle la cognition. Etymologiquement, le terme
vient du mot latin « cognitio » qui signifie «connaissance ;
action d’apprendre ».Ainsi, elle se définit comme « l’ensemble des
processus mentaux relatifs à la connaissance tels que la perception, la
mémorisation, raisonnement, la résolution de problèmes et les processus de la
pensée au repos » (psychomedia.qc.ca). Elle est un concept qui se
confond parfois avec l’intelligence, mais celle-ci fait, en quelque sorte,
partie de l’intelligence. Dans la mesure où on considère l’intelligence comme
une faculté.
Le cerveau
Considéré comme
le siège de l’esprit, le cerveau est sans conteste l’organe le plus noble du
corps humain. Il est la partie du corps humain responsable de la perception et
l’interprétation du monde extérieur. Et plus de 100 milliards sont en œuvre
pour traiter toutes les informations venant de l’environnement et aussi
placer des commandes pour la survenue de toutes activités motrices. Constituer
de plusieurs circuits spécialisés dans des fonctions cérébrales différentes.
Certains nous permettent, par exemple, de percevoir le film sur l’écran de la
Télé ; d’autres s’occupent à nous rendre amoureux tout simplement. Si l’on
considère la cartographie du cerveau, chaque région ou petite surface détient
une responsabilité pour le bon fonctionnement de l’humain. Jusqu’à aujourd’hui,
le support biologique de l’esprit ne finit pas d’étonner les
recherches par sa mystérieuse organisation et surtout par les zones
restées inexplorées.
Le cerveau peut
être aussi compris à partir des couleurs. Puisqu’il est constitué de cellules
particulières, les neurones, il fait apparaitre une nuance bicolore qui exprime
deux réalités cérébrales différentes. Prenons d’abord cette fameuse
« matière grise » dont tout le monde fait référence, elle est
remarquée surtout dans le cortex puisque celui-ci contient principalement du
corps cellulaire, l’une des trois (3) parties d’un neurone. La substance
blanche, quant à elle, formée d’une agglomération d’axones chargée de connecter
les aires corticales entre elles. D’où le fonctionnement unitaire du cerveau,
sinon on aurait besoin tout le temps d’ouvrir la boite crânienne afin de lier
certaines zones cérébrales les unes aux autres.
Tout compte
fait, nous sommes dans deux univers différents mais étroitement liés. Cette
liaison se matérialise dans l’approche qui consiste à localiser les aires
cérébrales correspondant aux facultés. Comme l’Aire de Broca qui est
responsable de la production de la parole ou encore les réseaux neuronaux du
cortex visuels qui sont attribués à plusieurs compétences, telles que la
reconnaissance de forme ou perception visuel. Ce qui permet de dire que
les aires cérébrales ou les réseaux neuronaux assurent des fonctions
différentes pouvant facilités le fonctionnement de l’individu. Voila tout le
mystère que les neurosciences cherchent à percer en profondeur.
Jean Paul Rico

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