Depuis l’invention de la télévision par
l’écossais John Baird, en 1926, nous sommes de plus en plus séduits par les
écrans. D’abord en noir et blanc, puis en couleur et de plus en plus fascinant.
Aujourd’hui, nous avons des écrans à portée de main et intégrés dans de
multiples appareils, ce qui garantit son omniprésence dans nos vies. Par
plaisir ou par obligation, l’usage des écrans devient incontournable à toute
personne voulant sa pleine intégration dans la vie sociale. Pourtant, depuis
plusieurs années, ces objets lumineux font souvent l’objet de nombreuses
critiques et plusieurs études ont démontré ses effets délétères.
Les écrans et le sommeil
L’être humain fonctionne sur la base d’une
alternance jour et nuit. Durant la journée, la lumière du soleil nous maintient
en état d’éveil. Et la nuit, lorsque les derniers rayons lumineux
disparaissent, le sommeil gagne notre organisme sous l’effet de l’hormone de
sommeil, la mélatonine. C’est d’ailleurs ce qu’on appelle généralement « un
rythme circadien ». Mais lorsque d’autres lumières,
comme celles de nos téléphones intelligents, persistent durant les heures
de sommeil, tomber dans le bras de Morphée devient plus difficile à cause de la
lumière bleue de ces appareils qui inhibe la sécrétion de l’hormone du sommeil.
C’est d’ailleurs ce qu’indiquent les conclusions d’une étude réalisée en 2012
par l’Association Médicale Américaine :
« La nuit, l’exposition à une lumière
excessive, et notamment la consultation prolongée des appareils électroniques,
peut perturber le sommeil ou/et exacerber ses troubles. »
Et plusieurs autres études corroborent ces
méfaits des écrans sur le sommeil. L’un des spécialistes du sommeil les plus
connus, Steven Lockley, chercheur à Havard Medical School (cité dans un article
de Chicago Tribune)
affirme :
« La lumière bleue alerte
préférentiellement le cerveau, supprime la mélatonine et décale votre
horloge biologique en même temps.»
D’autres effets des
écrans
En plus d’avoir des conséquences néfastes
sur notre sommeil, les écrans ont potentiellement un réel pouvoir de nuisance
sur notre vie en général. Selon l’Académie Américaine de Pédiatrie, la
surexposition aux écrans peut conduire à :
Un échec scolaire en raison de la gamme
d’éléments de divertissement qu’offrent ces appareils. Ce qui engendre à la
fois un problème d’attention et aussi un désintérêt de plus en plus
croissant pour les activités scolaires comme les devoirs.
Une prédisposition à la dépression, surtout
ceux qui sont spectateurs.trices des réseaux sociaux. Ils ou elles regardent
les autres pendant des heures sans pouvoir se mettre en avant.
Les enfants : les
plus vulnérables
Les bébés, les enfants voire les
adolescents ne sont pas des personnes comme les autres, surtout sur le plan
biologique. Donc, ils sont plus enclins à avoir des problèmes liés à
l’utilisation des écrans. C’est sans doute pour cette raison que l’Organisation Mondiale de Santé (OMS) a
recommandé aux parents de priver les moins d’1 an des écrans et d’en
limiter l’usage pour les enfants plus âgés. Et aussi de consacrer plus de
temps aux jeux actifs afin qu’ils puissent grandir en bonne santé.
Dans l’une des conclusions d’une étude
menée par Manon Collet, il a pu montrer les effets de l’exposition aux écrans
sur les troubles du langage. Toujours d’après cette étude, c’est surtout
durant la matinée que les enfants exposés à ces dispositifs sont beaucoup plus
vulnérables. Et selon ce même chercheur, « devant un écran, il suffit de
peu de temps pour épuiser l’attention d’un enfant ».
Suivant ce que nous venons de voir au fil
des recherches citées dans ce présent article, nous sommes encore dans
l’ignorance à ce qui a trait à l’étendue des méfaits des écrans sur notre
santé et celle de nos tout-petits. Mais, pour le moment, nous devons d’ores et
déjà en limiter l’usage à nous-mêmes, en priver pour les moins de huit (8) ans
et en restreindre l’usage à seulement une heure par jour pour les plus âgés.
Jean Rico PAUL
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